Lisa, mon épouse, approche de la cinquantaine et depuis peu de temps devient très soucieuse de son esthétique. Dans les magazines féminins elle semble attirée par les soins que l'on peut apporter aux lèvres pour modifier leur volume. J'essaye de la dissuader en l'assurant que pour moi elle aura toujours dans mes yeux le visage de ses vingt ans mais mes arguments ne tiennent pas puisque déjà deux de ses amies ont pratiqué ces soins.
Rendez-vous est pris la semaine prochaine pour quelques piqures. C'est à chacun d'être responsable de ses actions, je n'insiste plus.Si quand je l'ai épousée sa bouche était délicate, fine, sensuelle, aujourd'hui elle s'est mise dans la tête de ressembler à une starlette, toujours dans ce souci de jeunesse éternelle.
Une semaine après, c'est définitif, ses lèvres sont gonflées. Elle en est très fière mais en moi-même je suis interloqué, mal à l'aise vis à vis de sa bouche, elles me répugnent, je n'ose pas le lui dire, au lieu de m'attirer elles me repoussent.
Ce soir je me sens en forme! me dit elle." viens m'embrasser!"
Faussement sincère, je m'approche à reculons de l'orifice bucal de ma femme. Voué à m'éxécuter régulièrement, ma dépendance amoureuse m'y obligera pour lontemps encore.
Mes deux blogs: auteurjcfochi.blogspot.com jamelioremonexpression.blogspot.com
lundi 4 juillet 2016
vendredi 1 juillet 2016
naissance de Balthazar
Colette dans sa nouvelle "l'habitude" publiée dans "la femme cachée" évoque la brouille de deux femmes dont l'une, personnage principal, s'aperçoit que ce qui lui manque ce sont des habitudes.
J'ai repris la structure de "l'habitude" et je l'ai adaptée à un couple divorcé.
On retrouve le divorce comme événement déclencheur, la nouvelle vie, changement de situation, création d'une rencontre génératrice d'un conflit( ici interieur), qui engendre un changement du personnage principal, reflexion sur sa solitude.
J'ai repris la structure de "l'habitude" et je l'ai adaptée à un couple divorcé.
On retrouve le divorce comme événement déclencheur, la nouvelle vie, changement de situation, création d'une rencontre génératrice d'un conflit( ici interieur), qui engendre un changement du personnage principal, reflexion sur sa solitude.
Balthazar
Ils divorcèrent. Paul n'en pouvait plus, tout comme lisa. Leur présence mutuelle leur était insupportable. Certes Paul avait beaucoup de choses à se reprocher, de nombreuses sorties avec ses copains avec des retours à des heures impossibles, ce qui avait entrainé chez Lisa des actions de représailles du même niveau. Leurs vies s'étaient séparées, n'ayant plus grand chose à partager.
Deux hivers, deux étés maintenant s'étaient passés. Paul revoyait ses copains mais il avait organisé ses habitudes de sorte à ne pas rencontrer Lisa. Il fréquentait des établissements qui lui étaient étrangers et à des heures dont il les savait peu habituelles pour elle dans ce quartier des allées du parc.
Pourtant un midi étant attablé sous la tonnelle du restaurant du parc, Il entendit:
- Balthazar.....doucement. Il reconnut la voix de Lisa qui appelait son chien mais elle ne pouvait pas le voir, lui. Il reconnut son justaucorps jaune de joggeuse. Elle passa et en s'éloignant elle continua de modérer de la voix son chien.
Il fut pris par l'émotion car deux larmes s'écoulèrent sur ses joues.
Pourquoi s'était il mis dans cet état. Qu'est ce qui avait déclenché ces larmes. Elles ne venaient pas de lui, de ses pensées mais bien d'ailleurs, de ce qu'il venait de vivre dans cette rencontre impromptue.
En fait il sentait l'effet de sa solitude qui lui avait fait redécouvrir l'amitié qu'il avait pour Balthazar.
Il se leva dans l'espoir de l'apercevoir dans le lointain. Il devenait urgent de remplacer Balthazar dans sa vie quotidienne.
Deux hivers, deux étés maintenant s'étaient passés. Paul revoyait ses copains mais il avait organisé ses habitudes de sorte à ne pas rencontrer Lisa. Il fréquentait des établissements qui lui étaient étrangers et à des heures dont il les savait peu habituelles pour elle dans ce quartier des allées du parc.
Pourtant un midi étant attablé sous la tonnelle du restaurant du parc, Il entendit:
- Balthazar.....doucement. Il reconnut la voix de Lisa qui appelait son chien mais elle ne pouvait pas le voir, lui. Il reconnut son justaucorps jaune de joggeuse. Elle passa et en s'éloignant elle continua de modérer de la voix son chien.
Il fut pris par l'émotion car deux larmes s'écoulèrent sur ses joues.
Pourquoi s'était il mis dans cet état. Qu'est ce qui avait déclenché ces larmes. Elles ne venaient pas de lui, de ses pensées mais bien d'ailleurs, de ce qu'il venait de vivre dans cette rencontre impromptue.
En fait il sentait l'effet de sa solitude qui lui avait fait redécouvrir l'amitié qu'il avait pour Balthazar.
Il se leva dans l'espoir de l'apercevoir dans le lointain. Il devenait urgent de remplacer Balthazar dans sa vie quotidienne.
jeudi 23 juin 2016
naissance de "fermeture élective"
Ma nouvelle "fermeture élective" est influencée par l'actualité.Le choix du thème va donc tourner autour des futures élections. Dans une nouvelle je ne peux traiter que d'un cas particulier, une élection, municipale par exemple.
Ensuite vient le choix du personnage sur ce thème. Je crois qu'avant d'imaginer un métier pour lui, il faut trouver son paradoxe, c'est à dire son ambigüité. Dans C dans l'air, les paradigmes actuels en politique selon la SOFRES: vision locale ou globale, ville ou campagne, fermé ou ouvert. Le plus adaptable pour moi est" fermé ou ouvert vers les autres".
je choisis donc un personnage fermé mais qui veut faire de la politique (normalement la politique c'est "les autres d'abord". Fermé égal sec, rigoureux, un prof de math peut faire l'affaire, d'autant que j'ai connu un professeur de mathématiques qui est devenu maire et ensuite s'est opposé à son conseil municipal qui l'a démis de ses fonctions au bout de deux ans. Son paradoxe, être élu pour décider, mais n'est pas ouvert aux autres.
Choix de son environnement: le parti, la secrétaire du parti. L'ambiance: lourde, sournoise. Donc un peu de sentiment pour pigmenter un peu est le bienvenu.
Ensuite vient le choix du personnage sur ce thème. Je crois qu'avant d'imaginer un métier pour lui, il faut trouver son paradoxe, c'est à dire son ambigüité. Dans C dans l'air, les paradigmes actuels en politique selon la SOFRES: vision locale ou globale, ville ou campagne, fermé ou ouvert. Le plus adaptable pour moi est" fermé ou ouvert vers les autres".
je choisis donc un personnage fermé mais qui veut faire de la politique (normalement la politique c'est "les autres d'abord". Fermé égal sec, rigoureux, un prof de math peut faire l'affaire, d'autant que j'ai connu un professeur de mathématiques qui est devenu maire et ensuite s'est opposé à son conseil municipal qui l'a démis de ses fonctions au bout de deux ans. Son paradoxe, être élu pour décider, mais n'est pas ouvert aux autres.
Choix de son environnement: le parti, la secrétaire du parti. L'ambiance: lourde, sournoise. Donc un peu de sentiment pour pigmenter un peu est le bienvenu.
mercredi 22 juin 2016
Fermeture élective
Jacques est un jeune professeur de mathématiques qui a décidé de se lancer dans la vie politique et à ce titre il se présente aux élections municipales.
il rentre à sa permanence car un débat capital doit avoir lieu prochainement à la maison des syndicats.
Mais les invitations sont toujours sur la table, la secrétaire ne les a pas lancées. Quel gachis! C'est très important pour lui de montrer sa capacité à être un décisionnaire par son programme.
Le lendemain, énervé, il lui pose la question, pourquoi ? elle répond évasivement, mais ce n'est pas valable à ses yeux. Il insiste. Elle lui avoue qu'elle n'aime pas sa position de décideur solitaire.
Elle s'est longuement interrogée à son propos. Depuis deux ans dans le parti elle n'a pas pu en savoir beaucoup sur son compte. C'est dommage car il est séduisant mais trop discret en dehors des activités classiques: réunions, permanences et actions événementielles! Pourquoi fait-il de la politique ?
il apprend par une militante qu'elle ne croit plus à son élection et met des bâtons dans les roues. Pour qui roule t elle maintenant ?
Cet après-midi il est à la permanence lorsque la secrétaire rentre pour chercher ses affaires personnelles. Il profite de ce tête à tête pour lui demander de s'expliquer sur son attitude.
Elle lui reproche de faire cavalier seul et de ne pas faire participer à ses choix. C'est décidé, comme elle en a pris son parti, ce n'est pas sans regret qu'elle soutient maintenant son adversaire dans la campagne.
Il se retrouve seul. Elle lui a indiqué la voie à suivre, pratiquer l'ouverture, comment le faire sans paraître opportuniste? Il change le nom de son courant politique et sa campagne va se dérouler autour de cette évolution.
Voyant ce changement l'ancienne secrétaire qui n'a pas perdu ses espoirs, revient vers lui, l'encourage et le soutient de nouveau.
Le soir des résultats, admirative, elle le félicite pour sa future élection.
il rentre à sa permanence car un débat capital doit avoir lieu prochainement à la maison des syndicats.
Mais les invitations sont toujours sur la table, la secrétaire ne les a pas lancées. Quel gachis! C'est très important pour lui de montrer sa capacité à être un décisionnaire par son programme.
Le lendemain, énervé, il lui pose la question, pourquoi ? elle répond évasivement, mais ce n'est pas valable à ses yeux. Il insiste. Elle lui avoue qu'elle n'aime pas sa position de décideur solitaire.
Elle s'est longuement interrogée à son propos. Depuis deux ans dans le parti elle n'a pas pu en savoir beaucoup sur son compte. C'est dommage car il est séduisant mais trop discret en dehors des activités classiques: réunions, permanences et actions événementielles! Pourquoi fait-il de la politique ?
il apprend par une militante qu'elle ne croit plus à son élection et met des bâtons dans les roues. Pour qui roule t elle maintenant ?
Cet après-midi il est à la permanence lorsque la secrétaire rentre pour chercher ses affaires personnelles. Il profite de ce tête à tête pour lui demander de s'expliquer sur son attitude.
Elle lui reproche de faire cavalier seul et de ne pas faire participer à ses choix. C'est décidé, comme elle en a pris son parti, ce n'est pas sans regret qu'elle soutient maintenant son adversaire dans la campagne.
Il se retrouve seul. Elle lui a indiqué la voie à suivre, pratiquer l'ouverture, comment le faire sans paraître opportuniste? Il change le nom de son courant politique et sa campagne va se dérouler autour de cette évolution.
Voyant ce changement l'ancienne secrétaire qui n'a pas perdu ses espoirs, revient vers lui, l'encourage et le soutient de nouveau.
Le soir des résultats, admirative, elle le félicite pour sa future élection.
dimanche 12 juin 2016
naissance de "Destination Népal"
Pour cette courte nouvelle (qui pourrait s'étoffer par la suite) j'ai utilisé la méthode de recherche d'idée de Roy Bradbury: faire une liste de noms et ensuite sur chaque nom écrire ce qui passe par la tête.
Parmi les noms j'ai inscrit "dents" avec le lignes suivantes:
mes dents posent problème, j ai laissé tomber, je n'ai rien fait , faiblesse (mon défaut, faiblesse)
histoire de qqun qui est faible, qui ne sait pas réagir à temps
categorie: magasinier + voyageur , reste toujours dans le même emploi donc besoin de s'évader
se donner un objectif partir en inde
anti heros qui a qqch et qui doit defenre son acquis , qui attaque le héros dont la faiblesse l'empêche de réagir correctement.
En résumé:
- un problème, un défaut qui est la cause du problème
- histoire de quelqu'un qui a le défaut, la faille
- trouver une categorie de personnage et lui accoler un rôle paradoxal, qui sort de l'ordinaire, que l'on peut expliquer
- se donner un objectif en accord avec le rôle paradoxal
- se donner un antagoniste qui crée un obstacle et fait réagir
En y réfléchissant après coup:
- le thème: la vie de couple, qui donne la base de l'intrigue
- le sujet: la faiblesse du mari, qui donne le désir
Parmi les noms j'ai inscrit "dents" avec le lignes suivantes:
mes dents posent problème, j ai laissé tomber, je n'ai rien fait , faiblesse (mon défaut, faiblesse)
histoire de qqun qui est faible, qui ne sait pas réagir à temps
categorie: magasinier + voyageur , reste toujours dans le même emploi donc besoin de s'évader
se donner un objectif partir en inde
anti heros qui a qqch et qui doit defenre son acquis , qui attaque le héros dont la faiblesse l'empêche de réagir correctement.
En résumé:
- un problème, un défaut qui est la cause du problème
- histoire de quelqu'un qui a le défaut, la faille
- trouver une categorie de personnage et lui accoler un rôle paradoxal, qui sort de l'ordinaire, que l'on peut expliquer
- se donner un objectif en accord avec le rôle paradoxal
- se donner un antagoniste qui crée un obstacle et fait réagir
En y réfléchissant après coup:
- le thème: la vie de couple, qui donne la base de l'intrigue
- le sujet: la faiblesse du mari, qui donne le désir
Destination Népal
Jacques est magasinier chez Brosseto, grossiste en articles de salles de bain. Depuis dix ans qu'il est chez Brosseto, dans sa routine des stockages et déstockages, il a senti se créer en lui un appel du voyage. Il ne sait pas encore où aller mais c'est sûr, un jour il partira. Pour l'instant il faut réfléchir à la destination: le Népal ou le Pérou.
C'est un mari fidèle mais un jour son épouse revient d'une reception à son travail complètement bouleversée. Il sent qu'il s'est passé quelque chose mais il ne dit rien, ne questionne pas comment s'est passée la soirée. Il n'a pas l'habitude de lui demander des explications mais remarque qu'elle est maintenant souvent appelée au téléphone et qu'elle s'isole pour y répondre. En dehors de ces faits l'ambiance à la maison reste bonne et ce week end ils vont le passer chez des amis.
Dans la semaine il revient en pensée sur ses doutes. Il a l'assurance de la naissance d'une liaison chez sa femme. Il n'ose pas l'interroger car ce serait contraire à tout ce qu'il affirme régulièrement: il la laisse libre de ses choix.
Elle commence à prendre l'habitude de s'absenter en soirée, deux fois par semaine. Si elle prend des libertés cela le rassure, lui aussi se sent plus libre de laisser tout tomber et d'accomplir son désir de voyage. Ce sera le Népal.
Un soir il n'y tient plus, il la suit et découvre qu'elle prête son concours à une association caritative. Pourquoi ne lui a t elle rien dit? Il se promet de lui poser la question mais alors ce serait montrer qu'il l'a suivie. En fait il faut qu'il fasse quelquechose! il faut qu'il change d'attitude, qu'il impose son point de vue, ne pas tout laissser faire sans intervenir. Cependant toujours hésitant il peut le faire indirectement.
Il signale à son épouse que des incidents ont eu lieu dans le voisinage en soirée, demain il l'accompagnera là où elle va. Elle acquiesce, réjouie qu'il soit enfin devenu un peu autoritaire.
Sur le trajet elle lui parle de L'association qui a justement besoin des bras d'un homme, Jacques y pourvoiera et ils feront ensemble une bonne oeuvre. Il ne peut s'empêcher de lui demander pourquoi elle ne lui en a pas parlé? Elle lui répond qu'elle avait besoin de le provoquer, pour qu'il réagisse, la liberté ne peut tout excuser.
Tout le monde y aura peut être gagné. Pour lui, enfin un début pour surmonter sa faiblesse mais toujours pas de voyage, seulement une destination.
C'est un mari fidèle mais un jour son épouse revient d'une reception à son travail complètement bouleversée. Il sent qu'il s'est passé quelque chose mais il ne dit rien, ne questionne pas comment s'est passée la soirée. Il n'a pas l'habitude de lui demander des explications mais remarque qu'elle est maintenant souvent appelée au téléphone et qu'elle s'isole pour y répondre. En dehors de ces faits l'ambiance à la maison reste bonne et ce week end ils vont le passer chez des amis.
Dans la semaine il revient en pensée sur ses doutes. Il a l'assurance de la naissance d'une liaison chez sa femme. Il n'ose pas l'interroger car ce serait contraire à tout ce qu'il affirme régulièrement: il la laisse libre de ses choix.
Elle commence à prendre l'habitude de s'absenter en soirée, deux fois par semaine. Si elle prend des libertés cela le rassure, lui aussi se sent plus libre de laisser tout tomber et d'accomplir son désir de voyage. Ce sera le Népal.
Un soir il n'y tient plus, il la suit et découvre qu'elle prête son concours à une association caritative. Pourquoi ne lui a t elle rien dit? Il se promet de lui poser la question mais alors ce serait montrer qu'il l'a suivie. En fait il faut qu'il fasse quelquechose! il faut qu'il change d'attitude, qu'il impose son point de vue, ne pas tout laissser faire sans intervenir. Cependant toujours hésitant il peut le faire indirectement.
Il signale à son épouse que des incidents ont eu lieu dans le voisinage en soirée, demain il l'accompagnera là où elle va. Elle acquiesce, réjouie qu'il soit enfin devenu un peu autoritaire.
Sur le trajet elle lui parle de L'association qui a justement besoin des bras d'un homme, Jacques y pourvoiera et ils feront ensemble une bonne oeuvre. Il ne peut s'empêcher de lui demander pourquoi elle ne lui en a pas parlé? Elle lui répond qu'elle avait besoin de le provoquer, pour qu'il réagisse, la liberté ne peut tout excuser.
Tout le monde y aura peut être gagné. Pour lui, enfin un début pour surmonter sa faiblesse mais toujours pas de voyage, seulement une destination.
Calculer sa chute de nouvelle
J'ai récemment entendu la nouvelle de Jack London "les larmes d'Ah-kim". Ah-kim est un chinois qui est devenu un commerçant prospère, régulièrement battu par sa vieille mère. Celle-ci ne veut pas entendre parler de mariage avec li-fa jugée trop moderne et dévergondée par sa mère. En présence de li-fa la mère bat son fils qui sent que sa mère est épuisée et va mourir, il se met à pleurer en même temps qu'il reçoit des coups. Sa mère morte il épousera li-fa.
Fin normale, avec des larmes normales dans ce cas. Mais je suppose que Jack London a construit le début de son histoire en antithèse de sa fin pour avoir une bonne chute. Ah-kim pendant toute la nouvelle ne pleure jamais quand sa mère le bat régulièrement et l'exhorte à pleurer. Le titre de la nouvelle donne bien l'objet du désir de Ah-Kim; pleurer sa mère et comme cela ne peut se réaliser qu'à la fin, on ne pleure jamais dès le début.
Au début de la mnouvelle on a une séance de coups donnés par la mère. Puis Jack London retrace la vie du commerçant chinois avec l'influence de l'argent puis vient l'épisode du mariage qui clot la nouvelle.
Fin normale, avec des larmes normales dans ce cas. Mais je suppose que Jack London a construit le début de son histoire en antithèse de sa fin pour avoir une bonne chute. Ah-kim pendant toute la nouvelle ne pleure jamais quand sa mère le bat régulièrement et l'exhorte à pleurer. Le titre de la nouvelle donne bien l'objet du désir de Ah-Kim; pleurer sa mère et comme cela ne peut se réaliser qu'à la fin, on ne pleure jamais dès le début.
Au début de la mnouvelle on a une séance de coups donnés par la mère. Puis Jack London retrace la vie du commerçant chinois avec l'influence de l'argent puis vient l'épisode du mariage qui clot la nouvelle.
samedi 11 juin 2016
naissance de "pas d'ennui à la campagne"
Mon premier essai de nouvelle à partir d'un concours de nouvelle
Le thème du concours: les vacances, écrire une histoire qui se passe pendant les vacances
le sujet: ce qui m'intéresse, mon point de vue sur les vacances, pour moi j'ai envie de parler de l'ennui, le sujet: l'ennui en vacances
Normalement on choisit un personnage. Pas de souci pour moi un bachelier qui va rentrer à l'université. Ensuite j'ai écrit sa première journée à la campagne parce que l'ennui ne peut se passer qu'à la campagne,( c'est l'univers de l'histoire, le lieu avec son environnement.)
Il était important qu'il n'ait pas de copains pour s'ennuyer. J"avais intuitivement écrit cette absence de copains de l'an passé. Ensuite quand j'ai appliqué la méthode j'ai découvert que cette absence était ce qu'on appelle "l'événemnt déclencheur" du manque de distraction, de bon souvenir de cette année de vacances. A la suite de ce manque il va désirer avoir un bon souvenir de vacances pour combler le manque.
l'intrigue: comment lutter contre l'ennui pour avoir un bon souvenir de vacances.
une première distraction, une deuxième distraction
brancher une amourette.
Remarque lexique:
Dans les concours on parle toujours du thème, le prétexte à l'écriture par contre dans l'exposé des méthodes certains auteurs vont parler du thème comme de la morale de l'histoire.
Pas d'ennui à la campagne
Paul arrive à la ferme pour passer un mois de vacances en pension, il fait bon et le soleil s'est établi pour plusieurs jours avec un ciel bleu traversé par quelques cirrhus.
Après s'être installé dans sa chambre, sous le hangar il retrouve son vélo protégé par une bâche. Comme il n'a pas échappé à la poussière, avec un bon lavage, il n'y paraitra plus.
Il aimerait bien que ces dernières vacances à la campagne lui laissent un souvenir marquant car l'an prochain, étudiant, il ne sera plus dans la région. N'y pas réussir lui secrète une petite angoisse, un doute pour les prochains jours.
Dès l'après midi, malgré la chaleur sèche et sa timidité naturelle, il fait le tour à vélo des propriétés qu'il connait pour retrouver des camarades. Mais cette année, personne de ses connaissances n'est venu. Il est décontenancé, pas d'amis avant longtemps, peut être dans trois semaines: ce sera long d'attendre. Il ne s'y attendait pas.
Il se retrouve seul, car il ne peut compter sur le couple de fermiers pour lui fournir du divertissement. Pas question de regarder la télévision avec eux. Il n'a plus qu'à se réfugier dans l'écoute de sa radio portative. N'ayant pas emporté de livres à lire, Il se sent pris au piège.
Il met tous ses espoirs dans la nature environnante qui lui fera peut-être découvrir quelque source d'intérêt. Ses balades en vélo sont là pour y pourvoir.
Mais le doute sur la réussite de ses vacances s'installe: n'avoir rien à faire, ni aucune distraction importante; cela s'annonce mal. Il est un peu dépité.
Vient donc le temps d'organiser sa journée: lever à 9 heures, heure limite pour prendre son petit déjeuner préparé par la fermière qui ne peut reculer cette heure. Que va t il faire ensuite?du vélo jusqu'à 11 heures, pour assister au repas de midi. Ensuite une sieste jusqu'à 16 heures et une balade dans le bois qui jouxte la ferme. avec retour à 19 heures pour la soupe du soir. S'il n'a pas de livre il a quand même son carnet de croquis et ses crayons, à sa charge de trouver des points de vue qu'il pourra dessiner.
Le dessin ne lui apporte plus le plaisir de l'année dernière, en conséquence Il lui faut trouver quelquechose à faire.Il propose ses services au fermier qui ne peut lui faire faire que du nettoyage des écuries, peu attractif ! Réponse affirmative après une journée qui lui permet de vraiment mesurer la pression de la solitude, l'ennui est devenu insupportable! il faut faire du différent!
Qu'est ce que va lui apporter cette corvée de nettoyage quotidien? il n'en sait rien mais de là à en faire un bon souvenir de vacances? Il conclut qu'il faut faire consciencieusement cette tâche, on verra après. Personne n'est là pour le juger de faire une activité subalterne. Cela l'amène à changer son programme, plus de vélo le matin a cause des écuries, mais toujours une sieste avec le vélo le soir de 16 heures à 19 heures.
Le fermier deux jours après le début du nettoyage de l'écurie, lui rapporte que la chatelaine voisine se retrouve sans personnel pour son écurie et qu'elle cherche quelqu'un assez rapidement. Il me propose de lui rendre ce service, elle saura être généreuse selon lui. J'accepte l'offre, on ne sait jamais, cela peut ouvrir des horizons.
Le lendemain il est chez la chatelaine, une dame d'un cinquantaine d'années, active et énergique. Comme elle aime bien connaître les personnes qu'elle emploie elle le questionne sur ses passions, ses rêves. Mais c'est aussi une occasion pour elle de se confier, de raconter sa vie, d'échanger et de s'intéresser à la jeunesse. Puis vient le moment de lui montrer ce qu'elle attend de lui à propos de l'écurie qui n'a qu'un seul pensionnaire pour l'instant dont elle prend soin elle même.
Tout devrait bien se passer sauf que sa méconnaissance des lieux dans l'écurie, le fait tomber dans un trou masqué par de la paille. Il ne peut se relever et c'est la chatelaine, accourue, qui l'aide à se relever. Comme il s'est fait une entorse douloureuse, elle l'installe dans son salon et téléphone à son médecin qui arrive une heure après. Il prescrit à Paul une immobilisation après lui avoir fait un bandage serré. Il repassera dans deux jours pour suivre l'évolution.
Se sentant responsable, la chatelaine lui propose de l'héberger jusqu'à la fin des vacances; il pourra emprunter des livres dans sa bibliothèque, et elle n'attend personne donc elle peut mettre sa chambre du rez de chaussée à sa disposition. Elle part prévenir les fermiers de cet arrangement et en profite pour rassembler les affaires personnelles de Paul. Elle négocie avec le fermier l'entretien matinal de son écurie à titre d'échange pour la pension de Paul chez elle.
Paul est comme un coq en pâte, soigné, entouré par la chatelaine qui est attentionnée au moindre de ses désirs. Il se contente de goûter l'air du temps en s'efforçant de ne pas remuer son pied qui le taquine de temps en temps.
Quelques jours passent et Paul est devenu le confident de la chatelaine. Ils prennent le thé sur la terrasse sous le cerisier et elle lui raconte ses années de sa jeunesse, comment elle et ses amis se réunissaient mais aussi les moments où elle s'isolait pour pouvoir profiter du temps pour lire des gros ouvrages comme "Guerre et Paix" par exemple.
Lui n'a que des espoirs à raconter car peu d'expérience en raison de leur différence d'âge. Il apprécie les anecdotes qu'elle lui raconte sur sa vie passée et apprennent ainsi à se connaitre. Lorsque la météo n'est pas favorable ils rentrent à l'intérieur de la bâtisse.
Mais rester sans bouger lui coûte. Et s'il essayait de marcher un peu. La chatelaine le dissuade, c'est trop tôt! il ne faut pas tenter l'impossible!
Comme tout jeune adulte il s'entête et Il commence à pouvoir s'appuyer sur son pied douloureux. Mais imprudent il dérape et est rattrappé par les bras de la chatelaine.
Ils se retrouvent enlacés, surpris de partager ce moment d'intimité arrivé malgré eux. Paul sent la chaleur du rapprochement avec une émotion forte qu'il n'a jamais ressentie à ce jour. Il la regarde en souriant. elle lui rend son sourire et continue de le serrer dans ses bras.
Puis il s'appuie sur son épaule, elle l'accompagne jusqu'à sa chambre et ils deviennent intimes jusqu'au soir.
Leurs réserves sont tombées, ils n'ont même pas pensé à elles, tout s'est passé naturellement.
Le lendemain matin le fermier vient nettoyer l'écurie et en partant il prend congé de la chatelaine, qu'il trouve au chevet de Paul allongé dans sa chambre. les cheveux défaits, alors qu'elle est toujours très soignée, Le fermier n'est pas dupe sur la relation qui s'est installée entre eux. Il croit de son devoir de rentrer en contact avec les parents de Paul pour venir le chercher et se faire soigner près de chez eux. Il ne donne pas de détails mais insiste auprès des parents. A l'annonce de la venue de ses parents Paul quitte la chatelaine en lui exprimant son remerciement pour les moments qu'il a passé avec elle, l'inscrivant dans ses meilleures pensées.
Nul doute que Paul gardera un bon souvenir de ses vacances malgré le désagrément d'une entorse.
ma ligne editoriale
Ce blog constitue ma plateforme d'auteur. Il est organisé comme le serait un journal. J'informe sur mes difficultés d'amateur et je montre ma progression. Je compte publier deux articles par semaine.
Comment j'en suis arrivé à cette idée et à cette pratique d'auteur?
J'ai fait le tour des sites américains sur l'écriture de scénario étant donné que la formation aux états-unis existe depuis longtemps. En Europe on croit toujours à l'écriture d'intuition alors qu'outre atlantique on enseigne l'écriture méthodique.
La plus grande difficulté provient des termes, les différents auteurs de "comment écrire" n'utilisent pas les mêmes termes. Il faut donc un temps certain avant de pouvoir utiliser leurs conseils. Après deux mois de parcours anglophone je suis revenu sur les auteurs français publiant sur youtube. En particulier je dois rendre hommage à Anael Verdier dont les videos m'ont été particulièrement utiles.
Il recommande d'écrire régulièrement des fragments courts et non pas de démarrer un roman qui ne verra le jour que trois ans après! peut-être!
Comment j'en suis arrivé à cette idée et à cette pratique d'auteur?
J'ai fait le tour des sites américains sur l'écriture de scénario étant donné que la formation aux états-unis existe depuis longtemps. En Europe on croit toujours à l'écriture d'intuition alors qu'outre atlantique on enseigne l'écriture méthodique.
La plus grande difficulté provient des termes, les différents auteurs de "comment écrire" n'utilisent pas les mêmes termes. Il faut donc un temps certain avant de pouvoir utiliser leurs conseils. Après deux mois de parcours anglophone je suis revenu sur les auteurs français publiant sur youtube. En particulier je dois rendre hommage à Anael Verdier dont les videos m'ont été particulièrement utiles.
Il recommande d'écrire régulièrement des fragments courts et non pas de démarrer un roman qui ne verra le jour que trois ans après! peut-être!
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