Lisa, mon épouse, approche de la cinquantaine et depuis peu de temps devient très soucieuse de son esthétique. Dans les magazines féminins elle semble attirée par les soins que l'on peut apporter aux lèvres pour modifier leur volume. J'essaye de la dissuader en l'assurant que pour moi elle aura toujours dans mes yeux le visage de ses vingt ans mais mes arguments ne tiennent pas puisque déjà deux de ses amies ont pratiqué ces soins.
Rendez-vous est pris la semaine prochaine pour quelques piqures. C'est à chacun d'être responsable de ses actions, je n'insiste plus.Si quand je l'ai épousée sa bouche était délicate, fine, sensuelle, aujourd'hui elle s'est mise dans la tête de ressembler à une starlette, toujours dans ce souci de jeunesse éternelle.
Une semaine après, c'est définitif, ses lèvres sont gonflées. Elle en est très fière mais en moi-même je suis interloqué, mal à l'aise vis à vis de sa bouche, elles me répugnent, je n'ose pas le lui dire, au lieu de m'attirer elles me repoussent.
Ce soir je me sens en forme! me dit elle." viens m'embrasser!"
Faussement sincère, je m'approche à reculons de l'orifice bucal de ma femme. Voué à m'éxécuter régulièrement, ma dépendance amoureuse m'y obligera pour lontemps encore.
jcfochi auteur et ecriture
Mes deux blogs: auteurjcfochi.blogspot.com jamelioremonexpression.blogspot.com
lundi 4 juillet 2016
vendredi 1 juillet 2016
naissance de Balthazar
Colette dans sa nouvelle "l'habitude" publiée dans "la femme cachée" évoque la brouille de deux femmes dont l'une, personnage principal, s'aperçoit que ce qui lui manque ce sont des habitudes.
J'ai repris la structure de "l'habitude" et je l'ai adaptée à un couple divorcé.
On retrouve le divorce comme événement déclencheur, la nouvelle vie, changement de situation, création d'une rencontre génératrice d'un conflit( ici interieur), qui engendre un changement du personnage principal, reflexion sur sa solitude.
J'ai repris la structure de "l'habitude" et je l'ai adaptée à un couple divorcé.
On retrouve le divorce comme événement déclencheur, la nouvelle vie, changement de situation, création d'une rencontre génératrice d'un conflit( ici interieur), qui engendre un changement du personnage principal, reflexion sur sa solitude.
Balthazar
Ils divorcèrent. Paul n'en pouvait plus, tout comme lisa. Leur présence mutuelle leur était insupportable. Certes Paul avait beaucoup de choses à se reprocher, de nombreuses sorties avec ses copains avec des retours à des heures impossibles, ce qui avait entrainé chez Lisa des actions de représailles du même niveau. Leurs vies s'étaient séparées, n'ayant plus grand chose à partager.
Deux hivers, deux étés maintenant s'étaient passés. Paul revoyait ses copains mais il avait organisé ses habitudes de sorte à ne pas rencontrer Lisa. Il fréquentait des établissements qui lui étaient étrangers et à des heures dont il les savait peu habituelles pour elle dans ce quartier des allées du parc.
Pourtant un midi étant attablé sous la tonnelle du restaurant du parc, Il entendit:
- Balthazar.....doucement. Il reconnut la voix de Lisa qui appelait son chien mais elle ne pouvait pas le voir, lui. Il reconnut son justaucorps jaune de joggeuse. Elle passa et en s'éloignant elle continua de modérer de la voix son chien.
Il fut pris par l'émotion car deux larmes s'écoulèrent sur ses joues.
Pourquoi s'était il mis dans cet état. Qu'est ce qui avait déclenché ces larmes. Elles ne venaient pas de lui, de ses pensées mais bien d'ailleurs, de ce qu'il venait de vivre dans cette rencontre impromptue.
En fait il sentait l'effet de sa solitude qui lui avait fait redécouvrir l'amitié qu'il avait pour Balthazar.
Il se leva dans l'espoir de l'apercevoir dans le lointain. Il devenait urgent de remplacer Balthazar dans sa vie quotidienne.
Deux hivers, deux étés maintenant s'étaient passés. Paul revoyait ses copains mais il avait organisé ses habitudes de sorte à ne pas rencontrer Lisa. Il fréquentait des établissements qui lui étaient étrangers et à des heures dont il les savait peu habituelles pour elle dans ce quartier des allées du parc.
Pourtant un midi étant attablé sous la tonnelle du restaurant du parc, Il entendit:
- Balthazar.....doucement. Il reconnut la voix de Lisa qui appelait son chien mais elle ne pouvait pas le voir, lui. Il reconnut son justaucorps jaune de joggeuse. Elle passa et en s'éloignant elle continua de modérer de la voix son chien.
Il fut pris par l'émotion car deux larmes s'écoulèrent sur ses joues.
Pourquoi s'était il mis dans cet état. Qu'est ce qui avait déclenché ces larmes. Elles ne venaient pas de lui, de ses pensées mais bien d'ailleurs, de ce qu'il venait de vivre dans cette rencontre impromptue.
En fait il sentait l'effet de sa solitude qui lui avait fait redécouvrir l'amitié qu'il avait pour Balthazar.
Il se leva dans l'espoir de l'apercevoir dans le lointain. Il devenait urgent de remplacer Balthazar dans sa vie quotidienne.
jeudi 23 juin 2016
naissance de "fermeture élective"
Ma nouvelle "fermeture élective" est influencée par l'actualité.Le choix du thème va donc tourner autour des futures élections. Dans une nouvelle je ne peux traiter que d'un cas particulier, une élection, municipale par exemple.
Ensuite vient le choix du personnage sur ce thème. Je crois qu'avant d'imaginer un métier pour lui, il faut trouver son paradoxe, c'est à dire son ambigüité. Dans C dans l'air, les paradigmes actuels en politique selon la SOFRES: vision locale ou globale, ville ou campagne, fermé ou ouvert. Le plus adaptable pour moi est" fermé ou ouvert vers les autres".
je choisis donc un personnage fermé mais qui veut faire de la politique (normalement la politique c'est "les autres d'abord". Fermé égal sec, rigoureux, un prof de math peut faire l'affaire, d'autant que j'ai connu un professeur de mathématiques qui est devenu maire et ensuite s'est opposé à son conseil municipal qui l'a démis de ses fonctions au bout de deux ans. Son paradoxe, être élu pour décider, mais n'est pas ouvert aux autres.
Choix de son environnement: le parti, la secrétaire du parti. L'ambiance: lourde, sournoise. Donc un peu de sentiment pour pigmenter un peu est le bienvenu.
Ensuite vient le choix du personnage sur ce thème. Je crois qu'avant d'imaginer un métier pour lui, il faut trouver son paradoxe, c'est à dire son ambigüité. Dans C dans l'air, les paradigmes actuels en politique selon la SOFRES: vision locale ou globale, ville ou campagne, fermé ou ouvert. Le plus adaptable pour moi est" fermé ou ouvert vers les autres".
je choisis donc un personnage fermé mais qui veut faire de la politique (normalement la politique c'est "les autres d'abord". Fermé égal sec, rigoureux, un prof de math peut faire l'affaire, d'autant que j'ai connu un professeur de mathématiques qui est devenu maire et ensuite s'est opposé à son conseil municipal qui l'a démis de ses fonctions au bout de deux ans. Son paradoxe, être élu pour décider, mais n'est pas ouvert aux autres.
Choix de son environnement: le parti, la secrétaire du parti. L'ambiance: lourde, sournoise. Donc un peu de sentiment pour pigmenter un peu est le bienvenu.
mercredi 22 juin 2016
Fermeture élective
Jacques est un jeune professeur de mathématiques qui a décidé de se lancer dans la vie politique et à ce titre il se présente aux élections municipales.
il rentre à sa permanence car un débat capital doit avoir lieu prochainement à la maison des syndicats.
Mais les invitations sont toujours sur la table, la secrétaire ne les a pas lancées. Quel gachis! C'est très important pour lui de montrer sa capacité à être un décisionnaire par son programme.
Le lendemain, énervé, il lui pose la question, pourquoi ? elle répond évasivement, mais ce n'est pas valable à ses yeux. Il insiste. Elle lui avoue qu'elle n'aime pas sa position de décideur solitaire.
Elle s'est longuement interrogée à son propos. Depuis deux ans dans le parti elle n'a pas pu en savoir beaucoup sur son compte. C'est dommage car il est séduisant mais trop discret en dehors des activités classiques: réunions, permanences et actions événementielles! Pourquoi fait-il de la politique ?
il apprend par une militante qu'elle ne croit plus à son élection et met des bâtons dans les roues. Pour qui roule t elle maintenant ?
Cet après-midi il est à la permanence lorsque la secrétaire rentre pour chercher ses affaires personnelles. Il profite de ce tête à tête pour lui demander de s'expliquer sur son attitude.
Elle lui reproche de faire cavalier seul et de ne pas faire participer à ses choix. C'est décidé, comme elle en a pris son parti, ce n'est pas sans regret qu'elle soutient maintenant son adversaire dans la campagne.
Il se retrouve seul. Elle lui a indiqué la voie à suivre, pratiquer l'ouverture, comment le faire sans paraître opportuniste? Il change le nom de son courant politique et sa campagne va se dérouler autour de cette évolution.
Voyant ce changement l'ancienne secrétaire qui n'a pas perdu ses espoirs, revient vers lui, l'encourage et le soutient de nouveau.
Le soir des résultats, admirative, elle le félicite pour sa future élection.
il rentre à sa permanence car un débat capital doit avoir lieu prochainement à la maison des syndicats.
Mais les invitations sont toujours sur la table, la secrétaire ne les a pas lancées. Quel gachis! C'est très important pour lui de montrer sa capacité à être un décisionnaire par son programme.
Le lendemain, énervé, il lui pose la question, pourquoi ? elle répond évasivement, mais ce n'est pas valable à ses yeux. Il insiste. Elle lui avoue qu'elle n'aime pas sa position de décideur solitaire.
Elle s'est longuement interrogée à son propos. Depuis deux ans dans le parti elle n'a pas pu en savoir beaucoup sur son compte. C'est dommage car il est séduisant mais trop discret en dehors des activités classiques: réunions, permanences et actions événementielles! Pourquoi fait-il de la politique ?
il apprend par une militante qu'elle ne croit plus à son élection et met des bâtons dans les roues. Pour qui roule t elle maintenant ?
Cet après-midi il est à la permanence lorsque la secrétaire rentre pour chercher ses affaires personnelles. Il profite de ce tête à tête pour lui demander de s'expliquer sur son attitude.
Elle lui reproche de faire cavalier seul et de ne pas faire participer à ses choix. C'est décidé, comme elle en a pris son parti, ce n'est pas sans regret qu'elle soutient maintenant son adversaire dans la campagne.
Il se retrouve seul. Elle lui a indiqué la voie à suivre, pratiquer l'ouverture, comment le faire sans paraître opportuniste? Il change le nom de son courant politique et sa campagne va se dérouler autour de cette évolution.
Voyant ce changement l'ancienne secrétaire qui n'a pas perdu ses espoirs, revient vers lui, l'encourage et le soutient de nouveau.
Le soir des résultats, admirative, elle le félicite pour sa future élection.
dimanche 12 juin 2016
naissance de "Destination Népal"
Pour cette courte nouvelle (qui pourrait s'étoffer par la suite) j'ai utilisé la méthode de recherche d'idée de Roy Bradbury: faire une liste de noms et ensuite sur chaque nom écrire ce qui passe par la tête.
Parmi les noms j'ai inscrit "dents" avec le lignes suivantes:
mes dents posent problème, j ai laissé tomber, je n'ai rien fait , faiblesse (mon défaut, faiblesse)
histoire de qqun qui est faible, qui ne sait pas réagir à temps
categorie: magasinier + voyageur , reste toujours dans le même emploi donc besoin de s'évader
se donner un objectif partir en inde
anti heros qui a qqch et qui doit defenre son acquis , qui attaque le héros dont la faiblesse l'empêche de réagir correctement.
En résumé:
- un problème, un défaut qui est la cause du problème
- histoire de quelqu'un qui a le défaut, la faille
- trouver une categorie de personnage et lui accoler un rôle paradoxal, qui sort de l'ordinaire, que l'on peut expliquer
- se donner un objectif en accord avec le rôle paradoxal
- se donner un antagoniste qui crée un obstacle et fait réagir
En y réfléchissant après coup:
- le thème: la vie de couple, qui donne la base de l'intrigue
- le sujet: la faiblesse du mari, qui donne le désir
Parmi les noms j'ai inscrit "dents" avec le lignes suivantes:
mes dents posent problème, j ai laissé tomber, je n'ai rien fait , faiblesse (mon défaut, faiblesse)
histoire de qqun qui est faible, qui ne sait pas réagir à temps
categorie: magasinier + voyageur , reste toujours dans le même emploi donc besoin de s'évader
se donner un objectif partir en inde
anti heros qui a qqch et qui doit defenre son acquis , qui attaque le héros dont la faiblesse l'empêche de réagir correctement.
En résumé:
- un problème, un défaut qui est la cause du problème
- histoire de quelqu'un qui a le défaut, la faille
- trouver une categorie de personnage et lui accoler un rôle paradoxal, qui sort de l'ordinaire, que l'on peut expliquer
- se donner un objectif en accord avec le rôle paradoxal
- se donner un antagoniste qui crée un obstacle et fait réagir
En y réfléchissant après coup:
- le thème: la vie de couple, qui donne la base de l'intrigue
- le sujet: la faiblesse du mari, qui donne le désir
Destination Népal
Jacques est magasinier chez Brosseto, grossiste en articles de salles de bain. Depuis dix ans qu'il est chez Brosseto, dans sa routine des stockages et déstockages, il a senti se créer en lui un appel du voyage. Il ne sait pas encore où aller mais c'est sûr, un jour il partira. Pour l'instant il faut réfléchir à la destination: le Népal ou le Pérou.
C'est un mari fidèle mais un jour son épouse revient d'une reception à son travail complètement bouleversée. Il sent qu'il s'est passé quelque chose mais il ne dit rien, ne questionne pas comment s'est passée la soirée. Il n'a pas l'habitude de lui demander des explications mais remarque qu'elle est maintenant souvent appelée au téléphone et qu'elle s'isole pour y répondre. En dehors de ces faits l'ambiance à la maison reste bonne et ce week end ils vont le passer chez des amis.
Dans la semaine il revient en pensée sur ses doutes. Il a l'assurance de la naissance d'une liaison chez sa femme. Il n'ose pas l'interroger car ce serait contraire à tout ce qu'il affirme régulièrement: il la laisse libre de ses choix.
Elle commence à prendre l'habitude de s'absenter en soirée, deux fois par semaine. Si elle prend des libertés cela le rassure, lui aussi se sent plus libre de laisser tout tomber et d'accomplir son désir de voyage. Ce sera le Népal.
Un soir il n'y tient plus, il la suit et découvre qu'elle prête son concours à une association caritative. Pourquoi ne lui a t elle rien dit? Il se promet de lui poser la question mais alors ce serait montrer qu'il l'a suivie. En fait il faut qu'il fasse quelquechose! il faut qu'il change d'attitude, qu'il impose son point de vue, ne pas tout laissser faire sans intervenir. Cependant toujours hésitant il peut le faire indirectement.
Il signale à son épouse que des incidents ont eu lieu dans le voisinage en soirée, demain il l'accompagnera là où elle va. Elle acquiesce, réjouie qu'il soit enfin devenu un peu autoritaire.
Sur le trajet elle lui parle de L'association qui a justement besoin des bras d'un homme, Jacques y pourvoiera et ils feront ensemble une bonne oeuvre. Il ne peut s'empêcher de lui demander pourquoi elle ne lui en a pas parlé? Elle lui répond qu'elle avait besoin de le provoquer, pour qu'il réagisse, la liberté ne peut tout excuser.
Tout le monde y aura peut être gagné. Pour lui, enfin un début pour surmonter sa faiblesse mais toujours pas de voyage, seulement une destination.
C'est un mari fidèle mais un jour son épouse revient d'une reception à son travail complètement bouleversée. Il sent qu'il s'est passé quelque chose mais il ne dit rien, ne questionne pas comment s'est passée la soirée. Il n'a pas l'habitude de lui demander des explications mais remarque qu'elle est maintenant souvent appelée au téléphone et qu'elle s'isole pour y répondre. En dehors de ces faits l'ambiance à la maison reste bonne et ce week end ils vont le passer chez des amis.
Dans la semaine il revient en pensée sur ses doutes. Il a l'assurance de la naissance d'une liaison chez sa femme. Il n'ose pas l'interroger car ce serait contraire à tout ce qu'il affirme régulièrement: il la laisse libre de ses choix.
Elle commence à prendre l'habitude de s'absenter en soirée, deux fois par semaine. Si elle prend des libertés cela le rassure, lui aussi se sent plus libre de laisser tout tomber et d'accomplir son désir de voyage. Ce sera le Népal.
Un soir il n'y tient plus, il la suit et découvre qu'elle prête son concours à une association caritative. Pourquoi ne lui a t elle rien dit? Il se promet de lui poser la question mais alors ce serait montrer qu'il l'a suivie. En fait il faut qu'il fasse quelquechose! il faut qu'il change d'attitude, qu'il impose son point de vue, ne pas tout laissser faire sans intervenir. Cependant toujours hésitant il peut le faire indirectement.
Il signale à son épouse que des incidents ont eu lieu dans le voisinage en soirée, demain il l'accompagnera là où elle va. Elle acquiesce, réjouie qu'il soit enfin devenu un peu autoritaire.
Sur le trajet elle lui parle de L'association qui a justement besoin des bras d'un homme, Jacques y pourvoiera et ils feront ensemble une bonne oeuvre. Il ne peut s'empêcher de lui demander pourquoi elle ne lui en a pas parlé? Elle lui répond qu'elle avait besoin de le provoquer, pour qu'il réagisse, la liberté ne peut tout excuser.
Tout le monde y aura peut être gagné. Pour lui, enfin un début pour surmonter sa faiblesse mais toujours pas de voyage, seulement une destination.
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